"Le temps sera porté par un beau mouvement dramatique et celui-ci ne laissera pas de place à la monotonie"
Alexandre Vialatte

Les vaches

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samedi 20 août 2011

L'Oder


Le poste frontière entre Bohumin (Cz) et Chatupki (Pl). Caractéristique : cette frontière est marquée par le fleuve, qui n'est qu'une rivière à cet endroit, l'Oder (l'Odra en tchèque ou en polonais). L'Oder est un fleuve qui a une longueur de 854 km de longueur, le plaçant au deuxième rang des fleuves polonais derrière la Vistule. Il prend sa source dans la région d'Olomouc. Il est alimenté en Moravie par l'Ostravice qui prend sa source eux confins des Beskydes, pratiquement à la frontière avec la Slovaquie.

Vue en direction de l'est

 Vue en direction de l'ouest





 Sur le pont frontière

samedi 13 août 2011

mardi 3 mai 2011

Une étape à Grafenau (Bavière)




La Stadtplatz de Grafenau, charmant gros bourg de la Bavière du Nord, la capitale de la forêt des ours et des loups. Là aussi un monument aux morts comme de nombreuses villes allemandes et ... françaises.

Je vous parlerai plus de Grafenau qui est  une petite ville implantée dan sun environnement "wunderschön"... les gens sont aimables, l'accueil à l'Hôtel zum Kellermann est particulièrement aimable.



Le poste frontière entre l'Allemagne et la République Tchèque au-delà de Freyung, c'est curieux il y a toute une bande de terrain où les arbres ont plus mal poussé dans le reste de la région, comme s'il y avait eu autre chose pendant queques années, comme un Rideau de Fer ...

mercredi 23 février 2011

Qui sont nos voisins ?



Je suis très touché par ce livre qui répond à l'un de mes centres d'intérêts et pourquoi ne pas le dire, une de mes passions. Un ouvrage à lire.

mercredi 5 janvier 2011

Le pont de Remagen

Tout le monde a entendu parler du pont de Remagen ... ce pont qui a été pris par les Alliés le 7 mars 1945 après de nombreuses péripéties.

Ce pont a été construit entre 1916 et 1919 avec un objectif stratégique, il devait en effet servir à l'approvisionnement des troupes allemandes du front occidental. Il fut baptisé du nom du commandant en chef de l'armée allemande, le maréchal Ludendorff. Il fut mis en service et inauguré le 1er mai 1918 par l'Empereur Guillaume II.

On comprend mieux la raison de l'intérêt suscité à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le tablier de ce pont comportait une double voie ferrée ainsi que des cheminements pour les piétons. Il s'agissait donc de le neutraliser sans le détruire car c'était un des très rares ponts franchissant le Rhin dans cette région.



Les deux tours subsistant sur la rive droite du Rhin



 Les tours jumelles sur la rive gauche (occidentale) du fleuve


Les éclaireurs de la 9eme division blindée de l'armée américaine furent les premiers à neutraliser les Allemands. Ceux-ci s'efforcèrent de détruire le pont. Dans un premier temps par dynamitage puis après le 7 mars 1945 par l'envoi d'avions Arado (le premiers avions à réaction mis en service par la Luftwaffe) puis par des tentatives de percussion par des fusées V2. En vain. Néanmoins le tablier du pont avait été sévèremment endommagé et le pont, fragilisé, s'effondra le 17 mars 1945 ; pendant ces dix jours l'armée américaine fit passer sur la rive orientale un effectif de 9000 hommes.


Le bac servant au franchissement des véhicules entre Linz am Rhein et Remagen


Le projet de reconstruire ce pont fut abandonné après guerre et aujourd'hui c'est un bac qui assure le franchissement des véhicules d'une rive à l'autre.

Quelques photos concernant van Beethoven

Ludwig van Beethoven est né par une belle nuit au 20 de la Bonn Gasse. Je ne vous proposerai pas beaucoup de photos de ce lieu. Car il y a une interdiction formelle de photographier l'intérieur (cela n'a aucun inétrêt d'ailleurs car il faudrait du matériel professionnel en moyen format pour faire de beaux clichés). J'ai pris quelques photos de l'extérieur en plus de celles prises hier dans la soirée.



Il s'agit de bronzes oeuvres de Naoum Aronson (1872 - 1943) que l'artiste a offerts en 1905.





Au fond c'est la porte par laquelle on arrive... et la visite se fait en entrant par une porte sur la droite de la photo.




La statue de Ludwig van Beethoven sur la Münsterplatz de Bonn, prise ce soir... je me suis pelé !

mardi 4 janvier 2011

Un petit tour à Bonn

Je suis assez pressé car on m'attend. Je ne me charge pas inutilement avec gros "matos", juste le petit G 11 pour fixer quelques impressions. Le hasard a fait que j'ai réservé mon hôtel dans le centre-ville près du Rhin et du Kennedy Brücke. L'hôtel est au n° 11 de Berliner Freiheit, un vrai symbole pour moi qui ai été marqué comme tous les "Berlinois" pour le Berliner Luft.

Le Rhin pris vers l'amont depuis le tablier du Kennedy Brücke



Le Kennedy Brücke qui a été rénové au début des années 2000. je pense qu'il a été élargi pour rendre plus aisée la circulation automobile et celle des tramways.


Pour s'y retrouver ....





Je prends le risque de me rendre en voiture à la Bundeskunsthalle qui accueille l'exposition consacrée à Napoléon. Je ferai un commentaire plus étoffé sur cette exposition. Mais d'ores et déjà c'est une très belle exposition et particulièrement objective.




Sur plusieurs centaines de mètres de part et d'autre de la Bundeskunsthalle des banderoles annoncent cette exposition. J'y trouve un public très nombreux. J'ai donc pris le risque de prendre ma voiture au lieu du "Stadtbahn"... sur le plan de la ville il n'y a aucun pictogramme signalant la présence de parkings publics. Au final il y en a ... mais ils sont bien cachés ! Ouf. J'en trouve un qui a pris ses quartiers sur un terrain presque "vague". Peu importe "Oufffff !"


Le quartier Sud de Bonn en direction de Bad Godesberg accueille encore de nombreuses grandes administrations de la République Fédérale. Il y a toujours des hôtels particuliers absolument sublîmes ! Dans le même temps de très grandes surfaces ont été refondues pour permettre la création de sièges de grandes entreprises come la Deutsche Post mais aussi pour accueillir des musées. C'est le grand quartier des musées qui se touchent.


Sortie des bureaux. Par rapport à l'Autriche les commerces restent ouverts assez tard.



Un restaurant typique du centre-ville



On ne rencontre ça qu'en Allemagne .. le carnaval approche




Il faut se remettre.. celle-là je ne la connaissais pas. Elle est fameuse.



A part la place de la cathédrale ou celle de la paix... peu de monde. La proximité du Rhin et l'humidité que ce fleuve génère donne franchement une impression de froid très perçant.


La maison natale de Ludwig van Beethoven au n° 20 de la Bonn Gasse



A 20 heures il y a très peu de monde dans les rue piétonnes (et ne plus ce soir il fait un froid de canard !). J'en profite mais il y en a quand même qui trouvent le moyen de passer devant moi !

Demain si le temps le permet je me chargerai avec mon "gros" matos....

dimanche 26 décembre 2010

Napoléon entre le rêve et la blessure

Bonn s'attaque aux multiples visages de Napoléon


(Source : Le Monde des 25 et 26 décembre 2010)
 
Bonn (envoyé spécial) - Le général Robert Bresse, directeur du Musée de l'armée aux Invalides, à Paris, le reconnaît : une exposition comme celle qui vient de s'ouvrir à Bonn, en Allemagne, est impossible à concevoir en France. "On n'est pas encore capable de promener un regard objectif sur cet homme", constate ce parachutiste. La preuve : la dernière grande exposition en France sur Napoléon Bonaparte remonte à 1969, bicentenaire de sa naissance. Même le bicentenaire de la victoire d'Austerlitz, en 2005, fut quasiment passé sous silence. A moins d'attendre 2012, où elle sera (faute de place, partiellement) présentée à Paris, les Français doivent donc franchir le Rhin s'ils veulent voir l'exposition intitulée "Napoleon und Europa. Traum und Trauma", un jeu de mots traduit en français par "Napoléon et l'Europe. Le rêve et la blessure".




Signe que, deux siècles après, un regard distancié commence, malgré tout, à être possible, l'exposition est officiellement parrainée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs à une Française, Bénédicte Savoy, enseignante à la Technische Universität de Berlin, que le Centre national d'art et d'exposition de la République fédérale allemande a fait appel. Assistée d'un autre historien, Yann Potin (Archives nationales), elle propose une approche de Napoléon beaucoup plus ambivalente que celle de ses thuriféraires ou de ses détracteurs. Bénédicte Savoy a choisi douze entrées, non pas chronologiques mais thématiques, résolument modernes pour la plupart. On y découvre notamment une "Génération Bonaparte".





Si Kant, Goethe ou Goya étaient déjà des "maîtres à penser", Humboldt, Hegel, Hölderlin ou Beethoven avaient, comme Bonaparte, vingt ans en 1789. Le visiteur ne peut être que touché par la partition de la Troisième symphonie de Beethoven, dédiée dans un premier temps à Bonaparte, puis en partie déchirée par le compositeur libéral après le sacre de l'empereur, et accompagnée d'un titre ambigu : Symphonie héroïque composée pour célébrer la mémoire d'un grand homme.



Cultivant son image de soldat, puis, à partir de 1803, d'homme d'Etat, Napoléon a toujours entretenu une relation complexe avec l'art. Maître en propagande, il vénérait Goethe, qui le lui rendait bien. L'un des temps forts de cette exposition est d'ailleurs la partie consacrée à la centralisation à Paris du patrimoine artistique et des archives de l'Europe. En 1814, le Louvre comptait 1 244 tableaux et 200 sculptures antiques rapportés par les armées napoléoniennes. L'empereur voulait construire à Paris un immense centre d'archivage (près du Champ-de-Mars) qui aurait, selon Bénédicte Savoy, "parachevé la mise sous tutelle d'Etats subitement orphelins de leur propre mémoire". Mais les peuples européens s'identifièrent aux objets saisis. ""Volés aux princes, reconquis par le peuple", telle fut la devise qui conduisit, en 1814-1815, à la plus grande restitution qu'ait jamais connue l'histoire européenne", écrivent les organisateurs.



Les "Rêves d'Empire" constituent un autre moment saisissant. Au-delà des célèbres tableaux illustrant les entrées de la Grande Armée dans les villes, l'attention est portée aux victimes. Est-ce parce que le XXe siècle a connu d'autres boucheries ? Les historiens ont peu étudié la question. Pourtant, trois millions d'hommes (et de femmes, on les oublie) seraient morts durant les guerres napoléoniennes, hécatombe alors sans égale sur le continent depuis la guerre de Trente Ans. L'exposition montre pour la première fois des croquis réalisés par un anatomiste écossais après Waterloo (55 000 morts et blessés).



Outre ces "gueules cassées" avant l'heure, il y a cette cuirasse de 7 kilos transpercée de part en part par un boulet de canon. Et surtout ces fosses communes découvertes à Vilnius, en... 2002. 600 000 hommes ont fait leur entrée dans la ville balte à l'été 1812. Surpris par le froid en décembre - jusqu'à - 39 °C -, 35 000 moururent en quelques jours ; 10 % avaient moins de 20 ans, 50 % entre 20 et 25 ans ont révélé les tests ADN. Mais les grognards qui survécurent ne furent pas les derniers à entretenir le mythe de l'empereur. Des daguerréotypes saisissants, là aussi montrés pour la première fois, présentent d'anciens combattants posant fièrement, en mai 1858, vêtus de leur uniforme. Si Napoléon est l'un des très rares hommes à avoir véritablement marqué de son empreinte l'ensemble du continent, l'exposition nous montre, sous le titre "Le Sexe et le Sang", que l'Europe fut aussi "une affaire de famille". Une rencontre à Paris de souverains européens en décembre 1809 le prouve : sur quinze têtes couronnées présentes, treize sont membres de la famille impériale.



Ce ne sont là que quelques aspects d'une exposition très riche, passionnante et forcément frustrante. Napoléon ne tient pas en 2000 mètres carrés et chacun des douze thèmes aurait mérité à lui seul une exposition. Mais si l'on accepte le parti pris panoramique, difficile de ne pas être séduit par le résultat. Et comme Bonn est une jolie petite ville qui abrite plusieurs musées richement dotés...



Frédéric Lemaître

"Napoleon und Europa. Traum und Trauma".

Centre national d'art et d'exposition de la RFA, Friedrich-Ebert Allee 4, Bonn. Jusqu'au 25 avril 2011

http://bundeskunsthalle.de/


Il faut que ce soient nos voisins Allemands qui nous donnent une nouvelle fois une bonne leçon d'histoire !

samedi 11 décembre 2010

Pour rester dans la finance ...

Je me trouvais cet après-midi chez mes amis de Kössen, lui porte un certain intérêt à l'histoire et nous avons toujours, quand nous nous rencontrons, un sujet de conversation ! Il faut dire que cette région du Tyrol est très riche dans ce domaine. Certains ont toujours souçonné les nazis d'avoir caché leur "trésor" dans cette contrée. Plusieurs livres qui traitent de ce sujet citent La région de Kufstein-Kössen comme une région de recueil de ce supposé trésor. la proximité de la Bavière y est pour quelque chose, comme l'existence après-guerre de maquis de nostalgiques ...




Cet ami m'a sorti une cassette contenant une liasse de dix cenytimètres d'épaisseur de Marks allemands de l'année 1923. Il avait le sourire en croquant ses kekses et m'annonçant que sa famille était riche !


L'avènement de Hitler a des causes multiples, la crise économique et financière des années 20 en Allemagne en est une mais c'est loin d'être la seule !






mercredi 8 décembre 2010

Tyrol-Bavière et contrastes


Aujourd'hui la fête est finie... je pars donc pour un rendez-vous en Bavière (juste à côté du Chiemsee... mais le lac est recouvert d'un banc de brouillard comme celui qu'on trouve parfois sur les étangs entre Brno et Mikulov. Donc adieu aux photos.) Au lieu d'emprunter l'autoroute jusuq'à Rosenheim, je passe par Reit im Winkl, village bavarois frontalier du Tyrol. Mon père m'en parlait (de son temps... lors de l'armistice c'était la zone d'occupation américaine... les Français occupant le Tyrol). Venant de Kufstein, je passe donc à nouveau par Walchsee, le Zahmer Kaiser a perdu ses belles neiges d'il y a une quinzaine de jours. Le lac est toujours avenant et transparent. Le soleil est le même !





A la sortie de Reit im Winkl je retrouve cette ferme qui fascine toujours. Elle pose majestueuse.  J'ai presque envie de m'y arrêter pour déguster un café arrosé d'un nuage de Maresi (un lait très crémeux... ou une crème très liquide comme on veut. C'est du Caffee Milch).



Au-delà de Marquastein, la neige disparaît peu à peu des surfaces cultivées, on se croirait au Printemps. Temps très curieux ! 



Retour en début d'après-midi à Saint-Jean de Tyrol et à Oberndorf. Coup d'oeil sur le Wilder Kaiser vers le nord.



et sur le Kitzbüheler Horn au Sud


A Oberndorf, déjeuner rapide, petit coup d'oeil sur la Konzert Platz. La musique dans ces pays est érigée comme un mode de vie. Et là pas question de trouver des harmonies comme on peut en voir en France (tenues souvent miteuses et sans aucune discipline ...). Là c'est ce sont des uniformes traditionnels rutilants. On ressent une fierté naturelle. Je ne parle pas de la musique. Je suis incompétent dans ce domaine mais tout cela a beaucoup d'allure.


Le saint protecteur est bien à son poste



Et l'église trône majestueuse

 


J'ai assez de temps pour faite un saut à mi-pente de la Hohe Salve, me faire bronzer avec les rayons du soleil qui file vers l'Ouest.


Un petit coup d'oeil sur le Wilder Kaiser


Je pense l'avoir dit : l'Autriche c'est le pays des églises et des chapelles à toutes les croisées de chemins. On en trouve même en montagne, là où on ne s'y attend pas ...


Il est 17 heures, le marché de Noel de Kufstein bat son plein, enfin presque, surtout autour du Glühwein !

Même le dahu de service est présent !


Une chanteuse sympathique déballe sa chansonnette... en anglais. Bon on a gagné. Autant aller voir ailleurs.



Lui, le sculpteur sur bois, ne veut pas se laisser photographier. Il est peut-être recherché par la police ?


Les chaussures Stadler sont fabriquées à Kufstein... il n'y a pas que les Chinois pour imiter. ce modèle ressemble comme deux gouttes d'eau à celui, original, de Mephisto. Les mêmes que j'ai aux pieds !


Je descends l'Untererstadt Platz, l'occasion de faire un clin d'oeil à Maria Hilfe...


L'entrée d'Auracher Löchl, une ruelle mondialement connue, ou presque. Tous les Italiens ou les touristes en goguette se retrouvent là à croire qu'il n'y a que cela à retenir de Kufstein.


c'est vrai que c'est typique, mais enfin si c'est pour mastiquer une Schnitzel en entendant parler italien ou espagnol, je n'en vois pas l'intérêt !




On croise du Tracht exposé dans les vitrines.



On trouve même de la philosophie de comptoir !