"Le temps sera porté par un beau mouvement dramatique et celui-ci ne laissera pas de place à la monotonie"
Alexandre Vialatte

Les vaches

mercredi 2 juin 2010

Festival de musique militaire à Riom es Montagnes

(O.T. Pays Gentiane)

D'ici là le soleil sera revenu ... il faudra repasser le Pas de Peyrol tôt le matin !

mardi 1 juin 2010

Sport à l'école

Notre ministre de l'éducation prône la pratique du sport à l'école. C'est la dernière qui vient de sortir. Il n'a pas pris cette décision à la légère puisque cette pratique a été expérimentée et qu'il a été constaté que la classe test obtenait uhe hausse de la moyenne collective par rapport aux classes soumises à un emploi du temps traditionnel. Le ministre propose donc d'étendre cette pratique.

Où le bât blesse c'est que cette mesure est proposée à effectif professoral et budget constants... enfin c'est que j'ai compris. D'ailleurs l'administration propose une attribution partielle de l'extension de ces activités aux associations scolaires.

Il fut un temps où on vantait le système scolaire allemand qui s'appuyait sur ce découpage : études le matin et sport l'après-midi. C'était le nec plus ultra... aujourd'hui, je l'ai entendu de la bouche de "spécialistes", on constaterait que les résultats ne seraient plus à la hauteur, le niveau global des élèves serait en baisse. Je m'interroge : le sport serait-il le seul coupable ? D'autres pratiques ne seraient-elles pas à mettre en accusation comme l'intrusion massive du multimedia dans la vie des personnes ? Malraux affirmait que la télévision serait le vecteur de la culture dans les années à venir, il parlait de l'an 2000 ... le problème ce n'est pas la "tévé", c'est le contenu. On voudrait abêtir les gens qu'on ne s'y prendrait pas autrement !

A cette idée certains opposent une autre proposition : la pratique d'activités artistiques. Bravo ! Mais je pense que le coût est au-delà des possibilités ... ne serait-ce que par la dispersion des activités. Il est vrai que j'aurais rêvé de cela pendant mes études, mais la "classe" de dessin, alternant avec celle de musique ressemblait plus à un défouloir qu'à autre chose. Les enseignants qui possédaient, sans nul doute, leur art n'avaient aucun sens pédagogique ou simplement pas de moyens. Ils s'intéressaient au premier rang... les autres étaient abandonnés à leur sort !

Au final je pense surtout que le ministre fait cette proposition dans la vision du président de la république. Celui-ci s'est emparé à l'abordage de l'Euro 2016 et c'est certainement un signe. Moi, je me dis simplement, pragmatique, qui va payer... ? Certains affirment que c'est une excellente chose, qu'il avait été constaté lors du Mondial 1998 que cela avait entraîné un point de croissance. C'est bien. J'admire toujours cette souplesse de l'esprit qui fait de la prospective, j'ose espérer à jeun, avec un contexte et des données passés.

Mais soyons positif : le sport ce peut être aussi un bienfait, maîtriser les énergies, un éxutoire. Ce peut être aussi une bonne façon de courir après le pôle emploi .... voire, pour les meilleurs, fuir dans les paradis fiscaux. Enfin les meilleurs ? Quand on voit comment ils se font étriller à Roland Garros !

vendredi 28 mai 2010

Quelle est belle la vallée ?

Je suis passé il y a quelques jours par la vallée de Mandailles pour me rendre de la Châtaigneraie vers le Cézallier. Je préfère cet itinéraire, celui de la vallée de la Jordanne, à celui de la vallée de la Cère, dès lors que le Pas de Peyrol est ouvert à la circulation. Je connais le moindre virage... et chaque point de vue offert pour contempler le paysage. La beauté couple le souffle ... même si on se dit que les conditions d'existence doivent être difficiles.

Voilà le panorama qu'on peut contempler sur le chemin du retour :




C'est le royaume de la phonolite et de la vache ! Mais au pied de ces deux sommets, l'Elancèze, à gauche, et le Courpou Sauvage, à droite, on peut remarquer ceci sur le bord même de la route à Saint-Cirgues-de-Jordanne et à Mandailles :







Il ne s'agit pas bien entendu de montrer du doigt les habitants ... mais de réfléchir au spectacle offert. Et il ne date pas de cette année.

Mais il y a de la place encore pour l'humour. Le premier panneau prescrit de ne pas déposer les ordures en dehors des "containers prévus à cet effet" sous peine de poursuites. Quels containers ? Le deuxième panneau interdit le dépôt d'ordures et de "tous déchets" sous peine de poursuites.

Je précise que nous ne sommes pas n'importe où, ces deux emplacements sont dans l'emprise du parc national des volcans d'Auvergne. Je me suis laissé dire que ces deux dépôts bénéficieraient de la bienveillance des autorités. Des autorités qui n'auraient pas beaucoup d'autorité ne serait-ce que vis-à-vis d'elles mêmes.

Ma conclusion en ce 28 mai 2010 :




jeudi 27 mai 2010

Humeur du jour

Ce matin je faisais quelques courses à l'issue d'un petit séjour au pays des volcans endormis. Je me rends donc à Monoprix. Faisant preuve de bonne volonté, je cherchais des gants en latex pour procéder à quelques tâches de la vie quotidienne.
Le ménage en fait partie ! On sait que les hommes rechignent à accomplir les missions dévolues aux femmes (pas sur la tête !) .... eh bien ce n'est pas si facile de faire preuve de bonne volonté ! L'offre de gants en latex est limitée à la taille M, la taille des femmes. Je suis un homme "modèle", prêt à partager ces travaux ingrats (c'est assez facile !), je n'ai pas trouvé de gants à ma taille : L voire XL !
Par contre dans les magasins de bricolage on trouve des gants de soudage en taille M. Comme quoi on ne refuse pas de partager les travaux salissants voire très dangereux !

Henri Pourrat

Henri Pourrat a eu une très grande inflluence sur Alexandre Vialatte... la relation "maître-disciple" est devenue, au fil des ans, une relation d'amitié voire de complicité.

Maison des bois

Le jour coule verdi de l'antique fenêtre
Au court montant de bois traversé de barreaux ;
Elle est tout en largeur et ses petits carreaux
Ne laissent voir dehors que la feuille des hêtres.


C'est le royaume du silence au bois dormant,
A peine si le geai vient y piquer la faîne.
Nul bruit en la maison que de l'horloge à gaine
Entre le coffre à sel et les sacs de froment.


Dans le fond embruni de cette salle basse,
Luisant comme la lune, alors que dans son plein
Elle sort sur la côte à l'heure du serein,
Le balancier de cuivre rond passe et repasse.


Séjour sauvage, mais d'une verte gaîté,
Car l'air a dans ses monts un arôme de sauge,
Et les heures ici comptées de mon horloge
Sont heures de ma volonté.

Retour

Je reprends aujourd'hui ce blog créé au début du mois de septembre 2009. Un événement douloureux, survenu le 28 septembre est venu interrompre cette démarche. Depuis je suis revenu à une vie plus normale, je suis repassé au pied du Puy Griou et je n'ai pas eu le loisir de le caresser. Je me contente du regard posé, de loin, comme s'il convenait de ne pas brusquer les choses.


Il sera toujours temps de lui rendre une visite. Je me contente donc d'offrir ce panorama, ce volcan embrasé au levant :