"Le temps sera porté par un beau mouvement dramatique et celui-ci ne laissera pas de place à la monotonie"
Alexandre Vialatte

Les vaches

samedi 12 juin 2010

Mais où est donc passée la crise ?

Je pose la question car à lire ou à écouter les commentaires sur l'actualité : il n'y a plus de crise. Le point fort dans le domaine de la vie internationale : c'est la coupe du monde de football. En politique intérieure ou vie sociale : c'est le cumul indemnité de fonction élective, retraite de députée, traitement de haut fonctionnaire de Christine Boutin avec règlements de compte en arrière-plan. Car il s'agit de cela. Un grand scoop : une proigression de 9000 emplois aurait été observée depuis les trois derniers mois. Le commentateur s'empresse de calmer cette note d'espoir en ajoutant qu'aucune amélioration notable n'est attendre d'ici la fin de l'année 2010 et que pour 2011 il y avait une note d'espoir. Mais j'observe et les souvenirs perdurent malgré mes trois anesthésies générales du dernier trimestre 2009 que l'an passé on nous tenait le même discours pour 2010. Pour tout dire ce commentateur ferait mieux d'occuper son temps à me donner un coup de main à tronçonner à 50 cm les dix stères de bois qui bouchent mon horizon.

Le football, vous avez deviné mon état d'esprit. Je m'en fiche. Je ne suis pas négatif, loin de là, mais je pose un regard ironique sur un fait d'actualité qui est presqu'un non-événement. Nous avons à faire à des joueurs qui sont improductifs, pourris par un excès de confort financier. Pour tout dire s'ils ne gagnent pas c'est qu'ils n'ont pas "faim". Le sélectionneur Domenech trouve grâce à mes yeux pour la raison élémentaire et indépendante de sa volonté c'est qu'il a été choisi depuis des années (il assuré déjà cette fonction à la dernière coupe du monde, je pense ? Non ?....) pour conduire l'équipe nationale. S'il devait être "fondamentalement" mauvais que dire alors de ceux qui ont présidé à son choix et qui le maintiennent à ce poste ? 

Je souhaite  la victoire des "Bleus" ni par chauvinisme, ni par patriotisme (mon patriotisme, je le mets au service d'une idée ou d'une action plus noble. Pas de mélange outrancié des genres !), mais pour me dire : "ils ont gagné... ou ils ont bien joué...". Ils auront justifié leur paye comme on dit.  

J'ai regardé le show Chabot avec notre ministre de la santé et des sports Roselyne Bachelot. Celle-là elle aime Rama Yade, ça se voit et ça s'entend. Il y avait Bernard Tapie dans le Grand Retour (j'allais dire la Grande Illusion ... mais non !) et Pape Diouf. Ce qui est curieux c'est Roselyne Bachelot raisonne sur le même mode que dans l'épisode de la grippe aviaire, souvenons-nous de quelle manière son action avait été critiquée (on serait tenté de critiquer l'inaction... là on a tapé sur quelqu'un qui a agi... comprenne qui pourra !) et ce soir-là, le 10 juin 2010, tous les participants étaient en admiration devant son discours. Incompréhensible. Bernard Tapie, véhément, imposant, parlant fort. Plein de certitudes. Je dis à voir... et surtout à suivre. Presque sympathique... mais c'est un commercial né. Il vendrait une paire de lunettes à un aveugle. Pape Diouf m'a fait bonne impression par son réalisme laissant entendre que l'organisation de la coupe du monde par l'Afrique du Sud c'était de la poudre aux yeux pour l'Afrique et les Africains. Il sait de quoi "il cause"... Roselyne Bachelot et Tapie ont entonné le chant que la coupe du monde ne coûtait rien.... ben oui il serait malvenu de laisser penser que l'organisation au niveau national impacterait les finances publiques (et donc le contribuable) ou aurait un coût pour les consommateurs. Tout se passe comme si cet argent relevait de la génération spontanée. Et il y a des gens pour le croire ... qui plus est intelligents. On clame "ce sont les sponsors.... c'est la FIFA ... les droits TV". Les sponsors c'est qui, à part quelques exceptions (de généreux donateurs ça existe ...)... ? Ce sont des financiers, des industriels... qui sortent cet argent de leurs poches ? Pour avoir pratiqué du sponsoring à un niveau assez limité d'ailleurs... l'argent provenait d'une ligne budgétaire intégrée au plan comptable de l'entreprise. Au bout du bout cela représentait un coût pour le client ... logique. Et la FIFA a comme adhérentes toutes les  fédérations là aussi cela un coût au moins diffus au niveau des dotations globales, de même pour les droits TV... On prend les gens pour des imbéciles, mais c'est vrai que le peuple bêlant aime ça "quelque part".

Christine Boutin a été dénoncée par ses petits camarades, à l'instigation du Canard Enchaîné lui-même bien informé par une source bienveillante. Je n'ai aucune sympathie particulière pour cette personne mais j'observe qu'elle doit être appréciée dans son propre camp, les peaux de banane et les crocs-en-jambe ont été le fait de gens appartenant au même courant de pensée. L'opposition n'a pas eu à se mobiliser. Le boulot a été fait par les copains et les copines. Je ne sais pas mais il y a quand même un problème : c'est le secrétaire général de l'Elysée qui a mis en place cette rétribution, ce traitement puisque cela correspondait à un indice de la haute fonction publique. Cet homme-là a dû déraisonner ? Bon Christine Boutin a fait son acte de contrition, elle a renoncé à ce traitement. Mais elle poursuivra sa mission. Nous voilà rassuré, la "bonne morale" est sauve, mais qu'en est-il de l'hypocrisie ? Christine Boutin cumulait une indemnité élective (conseiller général), une retraite de députée, et ce traitement. Total : 18500 euros. Certes cela représente une somme ... Des commentateurs ont fustigé cette situation "vous rendez-vous compte... combien cela représente de SMIC !". Si tous ceux qui gagnent deux, trois fois, x fois le SMIC doivent se culpabiliser ! Est-ce que cela enrichira pour autant les gens de la "base" ? Les mêmes commentateurs dont certains rémunérés sur la base de leur seule notoriété ne manquent pas d'air !  

Epilogue : Christine Boutin a retourné la situation. Elle a déclaré qu'elle n'était pas la seule dans ce cas-là. Et hop.... renvoi de l'ascenseur aux initiateurs de la manoeuvre. Roselyne Bachelot à qui on ne demandait rien s'est senti concernée. Après la jusrisprudence Balladur voilà la jurisprudence Boutin. Au bout du compte ce qui est particulièrement grave c'est que notre République manque singulièrement d'assurance.

Et la crise dans tout ça. Eh bien on n'en parle plus ! Y'a plus ! Les sédatifs ont fait leur effet.

En direction des pourfendeurs de Christine Boutin j'ajouterai cette citation due à Napoléon : "La morale est le passeport de la médisance".

mardi 8 juin 2010

Monnaie

Quiconque quitte une zone monétaire est soupçonné de chercher la dévaluation. Mais quand on imagine que les Allemands pourraient quitter la zone euro, on les pense plutôt en quête de réévaluation pour améliorer les termes de leurs échanges. De tels cas historiques furent rares. Le plus connu est celui de la naissance de la couronne tchécoslovaque, en 1919. Son père fut Alois Rasin.

Né le 18 octobre 1867 en Bohême, il fait des études de droit à Prague. Il rejoint le mouvement Jeune Tchèque et fait deux ans de prison entre 1893 et 1895 pour ses activités anti-autrichiennes. Elu député en 1911, il est arrêté en 1915 comme "espion français" et ne doit la vie sauve qu'à l'amnistie qui suit le décès de l'empereur d'Autriche François-Joseph fin 1916.

En 1918, il devient le premier ministre des finances de la jeune Tchécoslovaquie et crée, en février-mars 1919, la couronne tchécoslovaque en prenant quatre décisions majeures. Premièrement, il diffère la création d'une banque centrale. Pour qu'une telle banque existe, il faut, face au passif que constitue la circulation fiduciaire, un actif qui, à l'époque, est essentiellement de l'or, or qui peut être en partie des devises convertibles comme des dollars ou des livres sterling et, accessoirement, de la dette publique. Mais en mars 1919, l'or est à Vienne et rien n'est clair sur la façon dont la dette austro-hongroise sera traitée. Rasin crée un office d'Etat chargé des problèmes monétaires qui sert de préfiguration à la banque centrale (créée en 1926).

SARCASMES


Deuxièmement, il isole la circulation monétaire du pays de celle de l'ancien empire. Il instaure un contrôle des changes et substitue l'Etat tchécoslovaque à la Banque nationale autrichienne. Concrètement, 30 % des billets en circulation sont retirés et présentés à Vienne pour remboursement. Les billets restants sont estampillés aux armes du nouveau pays, l'Etat n'ayant pas les moyens de fabriquer de nouvelles coupures.

Troisièmement, pour couvrir la circulation fiduciaire ainsi constituée, l'Etat, garant de la contrepartie monétaire, crée un compte spécial alimenté par un impôt sur le capital. Pour les agents qui détiennent de la nouvelle couronne, il n'existe de possibilité d'échange que contre un titre de dette publique portant droit à remboursement grâce à cet impôt, titre libellé en couronnes ! Bref, la couronne est gagée sur... la couronne.


Quatrièmement, pour obtenir des devises, il entreprend une politique de déflation, c'est-à-dire de contraction de la demande par des hausses d'impôts afin de réduire les importations et de dégager des excédents extérieurs.

A Vienne, le célèbre économiste Joseph Schumpeter (1883-1950), l'accable de sarcasmes. Pour Schumpeter, Rasin ne comprend rien à l'économie et court à l'échec. Et pourtant, alors que la monnaie autrichienne, à l'instar du mark, s'abîme dans l'hyperinflation, la réforme monétaire de Rasin marche.

La confiance, cet élément essentiel du succès d'une politique économique, est là. Confiance fondée sur le patriotisme des Tchécoslovaques ; mais aussi confiance des opérateurs de marché, notamment autrichiens et hongrois qui, affolés par les troubles politiques de leurs pays, placent leurs capitaux à Prague, capitale d'un Etat démocratique stable.


Mais, en 1922, la déflation s'aggrave : les prix baissent de 40 %, les salaires de 30 %. Rasin, devenu la bête noire de l'extrême gauche, est assassiné en janvier 1923.

D'après Jean-Marc Daniel ECSP-Aurope Le Monde daté du 8 juin 2010


Un petit commentaire : Joseph Schumpeter avait une audience très grande auprès des spécialistes. Il y a encore quelques années on le citait comme une référence. Clin d'oeil à mes amis tchèques et revanche d'une économie dont le caractère cyclique est oublié par le plus grand nombre : il y a seulement quelques mois la République Tchèque était moquée par les bien pensants Français. Il est certain que le Président Klaus est quelque peu, disons, anachronique. Il est un fait que la République Tchèque est un petit pays... toutes raisons qui conduisent à un certain mépris d'une "grande" puissance comme la France ... Aujourd'hui, alors que l'Euro est attaqué de toutes parts, on n'entend plus les moqueries sur la Couronne tchèque. Pour tout dire on ne sait plus quoi dire et surtout quoi faire. Comme me l'avait indiqué un banquier tchèque, du moins franco-tchèque de par sa naissance, la République Tchèque viendra à l'Euro le moment venu à l'heure du choix.

dimanche 6 juin 2010

Ecologie

Hier matin Olivier de Kersauson participait à une célèbre émission de France 2 "Thé ou Café". Vous rectifierez vous-mêmes si ce n'est pas tout à fait cela. L'Amiral égal à lui-même. Cet homme en dit autant avec ses silences, ses mimiques, ses yeux bleus qui scrutent qu'avec ses paroles lachées pesamment. C'est un homme que j'apprécie car il n'entre pas dans le moule des conventions. Il dit peu de choses mais le peu qu'il dit est bien pensé et surtout bien tranché. Il n'a pas de connivence. Interrogé sur ce qu'il pensait des écologistes il a rappelé à juste titre qu'il n'avait pas attendu que l'écologie devienne à la mode pour en faire et que son métier de navigateur imposait qu'il respectât la nature. Corollaire de la question son avis est sollicité sur l'affaire BP au large de la Floride. Sobrement la réponse fuse et file en cible. "Je n'en pense rien" précisant que tant qu'il mettrait du carburant dans le réservoir de sa voiture il n'aurait pas d'avis. Honnêteté intellectuelle peu courante à une époque où tout le monde a un avis sur tout et de préférence négatif et souvent variable au gré des circonstances ou des modes.

samedi 5 juin 2010

Psychologie, psychanalyse, psychiatrie, cuit non QI !

J'ai toujours eu peur de tout ce qui est psy ... quelque chose. Non pas que j'éprouve une crainte de savoir qui je suis, de me connaître, de me reconnaître. D'envisager mon conscient et mon subconscient. ... Comme disait Desproges : j'appartiens à la catégorie de ceux qui ont un QI de 130. Nous sommes assez peu nombreux à nous situer à cette échelle, enfin suffisamment sur terre pour peupler un grand pays. Bien plus que pour jouer au foot. Pour jouer au foot il faut se compter 22. Pas plus, les arbitres... pas besoin. Quand ils sont présents c'est pour foutre la m....e, d'ailleurs le cri de ralliement du supporter est "aux chiottes l'arbitre", eh les intellos à 140 vous voyez la richesse lexicale. Mais franchement jouer au foot, cela rime à quoi ? Courir après un ballon... alors qu'on est 22.

Le QI ont va lui faire un sort, voilà la courbe de répartition des QI dans la population, une courbe de Gauss, classique :

Il est une chose tout à fait remarquable quand on a un QI supérieur à 70 on ne peut pas souffrir d'un dédoublement de personnalité, au dessous oui. Un footballeur professionnel qui prétend avoir un QI de 120 plafonne en fait à 60. Là-bas ... là-bas à gauche. Bon allez je cesse de dire du mal des footballeurs pros. Vous aurez compris que j'exclue les amateurs. Les amateurs sont assez, voire très intelligents, on en trouve qui frôlent le 125. En fait ce sont des malins. Pour pratiquer le foot, même et surtout en amateur, il faut :

1 - Participer assidûment aux entraînements ;
2 - Etre sélectionné pour les matchs et si on n'est pas sélectionné il faut rester sur le banc de touche au cas où ... éventuellement éructer le cri de ralliement (je ne recommence pas) à plein gosier ;
3 - Participer aux troisièmes mi-temps où le cri de ralliement sera à nouveau poussé dans le cas où l'arbitre aura été de toute évidence défaillant. La richesse lexicale assez médiocre sera utilement supplantée par un raisonnement binaire du type : "YACA, FALLAITQUE, YAVAITCA, ONLAVAITDIT, FAUCON" le tout accompagné de gestes assez triviaux, même vulgaires pour affirmer le discours souvent défaillant même en présence d'un vocabulaire empreint de délicatesse, révélateur du côté féminin du joueur-supporter ;
4 - Rendre compte le Lundi matin autour de la machine à café des stratégies envisagées pour la semaine suivante. Vous aurez compris la raison pour laquelle les loueurs de machines à café sponsorisent les clubs de foot ! Elle est là.

Jusque là on se dit : "tout cela ce n'est pas très malin.... ce vocabulaire, ces éructations à 10 cent... ". Mais si ... Tout cela relève d'une stratégie élaborée... pendant ce temps-là "maman" assume les taches ménagères dont le footus vulgaris pourrait assurer sa part.

Ah oui je suis parti à parler du QI ... alors que le titre le place en dernier. Voilà c'est cela les "130". Ce n'est pas le club de ceux qui respectent le 130 "kilomètres par heure" sur l'autoroute.

J'en viens au psy"truc". Donc tout le monde aura retenu que Michel Onfray a pondu un bouquin développant une thèse contestant la légitimité de Freud. J'avoue que je n'ai pas tellement suivi. J'ai vu Onfray partir à la guerre. Ce qui est intéressant c'est qu'Onfray, en dehors de son profil quelque peu sulfureux, est avant tout à mes yeux un iconoclaste. C'est cela qui me rassure... le reste ! ... Souvenons-nous que Pierre Bourdieu est mythifié. Demandons à Onfray de nous parler de Bourdieu. C'est peut-être cela qui est important. Freud, psychanalyste, est certainement névrosé. Nous le sommes tous même à 130. cela va de soi (je plaisante !...). Donc je vois les quelques ouvrages de Freud que je possède, vous savez la fameuse collection de Payot en poche des années 1965. Aux éditions Sociales il y avait Marx, Engels. Qui se souvient de Friedrich Engels ? Personne, surtout pas chez les communistes. Si ? Je les ai lus c'est ce qui m'a permis aussi de comprendre plein de choses... J'avais les livres et le terrain de jeu. Sur le Mur de Berlin il y avait des adresses à Friedrich Engels, allemand, Karl Marx né à Trêves. Rome pas trop loin de la Moselle.  Dernièrement une connaissance m'a dit : "Tu te trompes !" Injonction. Bien. "oki" comme on dit en langue MSN. Onfray démonte Freud. Acceptable. Montant-Signoret, staliniens historiques (ni voyez pas de propos désagréable, simplement un constat), ou Ferrat  qui nous apprennent, au détour d'une émission ou d'une chanson que Staline était un salaud. Mais non Yves et Simone, Jeannot. Pas salaud, patron d'un état totalitaire, vous le savez bien les intellos vous y êtes allés, vous avez couché avec. Pas plus mais pas moins. Et de proche en proche les intellectuels qui n'ont rien su voir auront la prétention de nous apprendre la table des multiplications et ils nous diront à la tévé au cours d'émissions passant à une heure où d'autres songent à reproduire une lignée "écoutez nous allons vous révéler la multiplication par 9". Pas facile à 00 H 01, même pour celui qui a un QI à 120. Et j'ai peur qu'Onfray soit dans cette démarche. Le 21ème siècle aime bien démolir les idoles à commencer par Dieu.

On revient donc au psy"truc". Si j'écris assez facilement sur les psy"truc" c'est que je suis passé dans les pattes d'une psychiatre. J'ai été rassuré. Pas sur le coup. Après coup. J'ai commencé par contester sa présence (ben oui je ne contrôlais rien, massacré sous un camion, j'étais ligoté sur un lit, morphine, candidature chez Saint-Pierre au rang de patron de l'organisation. Candidature rejetée... primé par d'autres candidats). Une jolie brunette aux yeux verts qui parle doucement ... ah ben oui on fait gaffe là parce que le milieu médical c'est à géométrie variable. Au fil de ses visites j'ai compris : écoute, décryptage, de temps à autre coup de barre à gauche, à droite, remise dans l'axe. Rien que du positif.

Ma crainte c'était les interprétations fumeuses , c'était le constat à la Desproges ; mais j'étais rassuré ou presque car je me souvenais des psychiatres à la mode de la Loubianka, ceux qui cachetonnent. Non, elle m'a balancé des tests, des triangles, des cercles, des figures entrelacées, des séries. Le tout très amusant à travers ma myopie. Le temps de s'évader du plafond gris.

Au tour de la psychanalyse dont l'utilité depuis son développement par Freud n'a jamais été démontrée, comme le remarquait Desproges. Pas besoin de Onfray, on se souvient de cet enfant qui dessine un papa immense  et une maman toute petite. la psychanalyste avait interrogé la maman sur ce déséquilibre et celle-ci avait indiqué que son mari mesurait un mètre quatre-vingt-seize alors qu'elle-même présentait une taille de un mètre quarante-sept. Voilà l'humour reprend souvent le mode caricatural mais il frappe en cible.

jeudi 3 juin 2010

La cirque de l'Impradine sous le Puy Mary 22 mai 2010

Voici le royaume des marmottes, chamois, dahus et autres bouquetins. Il était 7 heures 45 et le fond de l'air assez frais même si le soleil en pleine ascension commençait à bien rayonner. Cet emplacement est un excellent poste d'observation. Il était certainement trop tôt en saison pour entendre siffler les marmottes. Je ne supporte pas qu'on me siffle... je fais donc la sourde oreille.... ou je les interpelle : "Hé... " ! Quelle richesse dans le dialogue ... L'été les vaches en estive ne s'aventurent pas sur les pentes du cirque se limitant au plateau ou bien montant plus haut sur la crête à gauche en direction du Peyre Arse. Le cirque par lui-même est le royaume des "bestioles". C'est un lieu de dévergondage intense surveillé par les gendarmes du peloton de secours en montagne. Les chamois et bouquetins cabriolent, bondissent... les marmottes, effrontées, quémandent ... Les marmottes cantaliennes ressemblent étrangement à leurs amies autrichiennes que je croise au Grossglockner. La barrière de la langue n'existe pas puisqu'elles sifflent toutes les deux. Sur le plan alimentaire on note une grande différence. Les autrichiennes se délectent de chocolat au lait tandis que les cantaliennes, et particulièrement celles qui peuplent ce cirque, apprécient la truffade-saucisse. C'est l'adaptation au milieu.

mercredi 2 juin 2010

(Webcam Aurillac)

Merci les vaches, il suffit de demander !

Aurillac et sa météo

(Webcam Aurillac 02.06.10)


Comme beaucoup j'admire les vaches de race Salers (à la tévé ils disent "salersss" comme si on disait "parisss" !) et leur cousines les vaches Aubrac. Je me suis toujours interrogé sur la présence des cornes sur le crâne de ces vénérables bestioles : eh bien c'est simple c'est pour percer la plafond nuageux, un matin du mois de juin.