"Le temps sera porté par un beau mouvement dramatique et celui-ci ne laissera pas de place à la monotonie"
Alexandre Vialatte

Les vaches

samedi 4 décembre 2010

Le Santon, retour du soleil d'Austerlitz

Voilà les premiers clichés que je publie de la reconstitution du Santon. Un temps magnifique est venu nous réchauffer car il fait très froid. Ce n'est rien de le dire. Je ne suis pas frileux et pourtant là j'ai quitté la reconstitution à son terme transformé en glaçon monté sur pattes.



Maman, il ne fait pas chaud !


Les Chasseurs à cheval de la Garde font leur petit tour d'échauffement ...




Les Autrichiens se montrent au soleil.... les Uhlans



L'Empereur vient de monter à cheval mais de son aveu même il a déjà froid aux pieds avant la bataille... (moi personnellement je suis effondré de rire quand j'entends ça ! Car l'Empereur, le Vrai, ne souffrait jamais ...)





Vous aurez tous remarqué que les Gendarmes vont par deux ... eh bien à l'époque c'était déjà le cas ! Là ils se racontent des histoires de gendarmes... vous pariez ? En tchèque car ces deux-là je les connais enfin au moins pour faire partie de "mon" groupe. Ils ne se doutent même pas qu'un agent est infiltré pour les surveiller ...





Un cheval et des hommes



Les Chasseurs à cheval de la Garde et le Cuirrassier se racontent des histoires de chevaux ...





Le seul Cuirrassier de la reconstitution. Un vrai reconstitueur !





L'artillerie autrichienne m'a donné du fil à retordre là où elle se trouvait, surtout avec un petit gamin polonais tout gentil auquel j'avais laissé une place, il n'arrêtait pas de dépointer mon téléobjectif en tapant sur mon pied photo !



Attention au visage quand ça fuse juste au moment du départ du coup ... la barbe peut y passer et parfois un oeil... voire les deux. 



Ces Autrichiens se racontent la dernière ...









Mon pote, le Cosaque, je l'adore avec sa gueule de cinéma !



Les Cosaques ...

tombent de cheval aussi !


Ils savent encercler aussi et là il faut faire le carré et attendre que ça passe !



La charge de l'infanterie française


Feu !




Le balai des cavaliers


L'infanterie de ligne (mon arme d'origine), les chefs étaient devant, montrant le chemin :





Un peu confus par moments




Les artilleurs à la peine !





Mais ils bossent aussi  !




Là ça sent la fin !




Encore une vraie gueule de cinéma ...


Et lui le barbu, le forgeron de Krenovice : il n'a pas une gueule aussi ? Et ce cheval ?








Là ça sent la conclusion... l'Empereur aux pieds froids contemple le travail.





Vous avez compris pourquoi Napoléon a gagné la bataille d'Austerlitz : il avait l'appui aérien !


A l'époque il y avait déjà des caméras numériques ? Vous comprenez aussi pourquoi je m'amuse bien !




En  regagnant notre voiture, nous contemplons ce soleil qui se couche sur cette région de Moravie, comme il y a certainement 205 ans !




Slavkov, Prace, Krenovice sous la tempête de neige ....

La journée du 3 décembre n'aura pas étécelle du 2.... Pas de soleil, plus de soleil ! Du brouillard, de la neige, de la neige et encore de la neige ! Il n'y a pas eu un moment de la journée où elle n'a cessé de tomber, fine, parfois plus dense mais généralement très poudreuse... Donc un vrai temps. Les  taches blanches sur les clichés ne sont pas des défauts, l'objectif et le filtre sont propres.... ce sont des flocons de neige, particulièrement mis en valeur sous l'éclair du flash ! N'attendez pas de la photo artistique, c'est pris sur le vif !




Le cantonnement du 7ème d'artillerie à Krenovice


Une chambre de soldat (vous y croyez ? Moi je pense que c'était une chambre de général !)


Le canon de 4 livres prêt à être attelé ... aux hommes ...


En attendant le cochon se dore à la braise à défaut de soleil ...


En quittant  Krenovice nous tombons sur ces fantassins français déambulant en pleine campagne (en fait ils sont de nationalité tchèque et ils ont le sourire, la neige leur accorde un répit !)




A Slavkov (Austerlitz), nous déjeunons dans un restaurant dont je mettrai l'adresse dans le répertoire de mes adresses à retenir (pour trois nous avons très bien déjeuné pour 25 euros. Une cuisine courante mais fine, avec un service très soigné. J'ai évité les knedlik... qui me font penser à l'éponge de ma salle d'eau ! Dans la salle de style autrichien, tout rappelle Napoléon, cartes de la bataille, bas relief de l'Empereur. Parmi les convives : tchèques, allemands, italiens, une paire de belges, une paire de français...


La police municipale doit interdire la rue principale qui conduit au château de Slavkov... mais vu le temps je pense qu'elle teste le Glühwein. Ici il ne viendrait à l'idée de personne de transgresser un interdit (le souvenir des chars soviétiques...)


Il est 16 heures et la nuit tombe, je suis allé sur l'autooroute à la station OMV recompléter le zèbre (pas pour l'amabilité de la blonde caissière, jolie, mais certainement très malheureuse de gagner son salaire à la fin du mois. Retour à Slavkov... en attendant de revenir à Krenovice.


16 heures 15 : la nuit tombe très vite et la neige aussi. A défaut de jolies feuillages ... je jette des paillettes en l'air !


L'entrée du château, faire attention à la glace qui se forme sous la poudreuse !




Les fossés du château, c'est le chemin pour aller au restaurant (non testé, on ne passe pas son temps à manger !)

 Le monument de la paix (pris sans flash : le "bruit" de la photo ce sont des flocons de neige)


Là c'est de la neige qui tombe (je précise que je photographie avec le flash au 1/250ème de seconde, ce qui donne une idée de la violence des rafales de neige...)


Un canon autrichien au monument de la paix


Un tambour autrichien (vous comprenez pourquoi on va à la guerre en chantant ?


La soupe d'abats cuit au cantonnement ...




Le forgeron de Krenovice reconverti en biffin de l'Empereur


Les plaisirs de la guerre


C'est parti pour le combat de rues dans Krenovice les Français contre les Russes et l'artillerie autrichienne



Les Alliés sont venus provoquer les Français sur leur bivouac ...


L'artillerie française dégage le compartiment de terrain


Parfois jedéclenche à contre-temps et ne photographie que les résidus de poudre !




Le forgeron, grenadier d'un soir, se forge la barbe !






Le chef des artilleurs autrichiens une heure après se réchauffe avec un Glühwein



 Une pause devant le canon qui n'aime pas trop la neige !


Et pendant ce temps-là le commis du forgeron, en sabots dans la neige, forge des fers à cheval porte-bonheur...




J'ai pris plus de 300 photos, j'en mettrai quelques unes de plus, il faut que je reparte à Krenovice, à la colline du Santon et à Slavkov.



vendredi 3 décembre 2010

2 décembre 2010 : Austerlitz et les marchés de Noel de Brno


Je ne vais pas rappeler pour la nième fois que le soleil apparaît toujours à Austerlitz (le nom d'Austerlitz est le nom germanisé de Slakov u Brna "grande ville" la plus proche du plateau de Pratzen (du nom du village actuel de Prace) quand je m'y trouve ! Et pourtant je ne donnais pas cher de cette apparition encore la veille en raison de l'épisode naigeux qui se développait sur la République Tchèque.

Voilà le monument du Staré Vinohrady à 12 heures 45 avec, au loin, la colline du Pratzen et la silhouette du Monument de la Paix.





Le zèbre connaissait déjà ce haut-lieu depuis la semaine passée mais là il découvre la neige reflétant le Soleil !



Les chevaux des Uhlans autrichiens se reposent et sucent de la neige pendant le temps du repas de leurs cavaliers confortablement installés au restaurant du Monument. Je m'interroge sur le sens de ce type de reconstitution (?).



Le zèbre sur la "route" qui conduit du Monument au village de Prace où je viens de poster une quarantaine de cartes postales en témoignage de ce jour.




Le train de Brno en gare de Krenovice, petit village sous le plateau de Pratzen en direction de Slakov.




La statue du Maréchal Koutouzov dans le village de Krenovice. J'ai de l'admiration pour ce chef militaire, ce qui n'est pas contradictoire avec avec celle que je témoigne à notre Empereur. Deux hommes de très grande valeur, chacun dans son rôle !



Le beffroi de l'ancien hôtel de ville de Brno à côté de la place aux Choux (lieu habituel du marché aux légumes de Brno.



Je n'avais pas bu encore assez de Staro Brno mais j'ai bien vu deux anges sur cette place du marché !




Ce marchand proposait des saucisses, encore des saucisses et toujours des saucisses ... mais aussi des boulettes de viande froide. En fait ce sont des boulettes de porc qui ont le goût pour nous Français de la chaire du saucisson à l'ail. Mais une chaire plus ferme.... délicieuse avec un morceau de Chleb (pain bis au yaourt). 





Place de la liberté nous trouvons une crèche géante dont les sujets sont en mélèze sculpté grossièrement.

Un tranway... toujours faire très attention aux tramways qui sont prioritaires !


Un crocodile nage au ciel de la voute de l'ancien hôtel de ville !

jeudi 2 décembre 2010

Commémoration de la bataille d'Austerlitz

Le bébé se présente bien : il fait bien froid, il a neigé la moitié de la journée passée et une partie de la nuit. Le zèbre qui est rouge d'habitude est bien blanc... tout est silence.





C'est parti pour 171 km et des routes bien blanches, vivement l'arrivée dans une petite commune proche de Slavkov ù Brna !