"Le temps sera porté par un beau mouvement dramatique et celui-ci ne laissera pas de place à la monotonie"
Alexandre Vialatte

Les vaches

mercredi 8 décembre 2010

Tyrol-Bavière et contrastes


Aujourd'hui la fête est finie... je pars donc pour un rendez-vous en Bavière (juste à côté du Chiemsee... mais le lac est recouvert d'un banc de brouillard comme celui qu'on trouve parfois sur les étangs entre Brno et Mikulov. Donc adieu aux photos.) Au lieu d'emprunter l'autoroute jusuq'à Rosenheim, je passe par Reit im Winkl, village bavarois frontalier du Tyrol. Mon père m'en parlait (de son temps... lors de l'armistice c'était la zone d'occupation américaine... les Français occupant le Tyrol). Venant de Kufstein, je passe donc à nouveau par Walchsee, le Zahmer Kaiser a perdu ses belles neiges d'il y a une quinzaine de jours. Le lac est toujours avenant et transparent. Le soleil est le même !





A la sortie de Reit im Winkl je retrouve cette ferme qui fascine toujours. Elle pose majestueuse.  J'ai presque envie de m'y arrêter pour déguster un café arrosé d'un nuage de Maresi (un lait très crémeux... ou une crème très liquide comme on veut. C'est du Caffee Milch).



Au-delà de Marquastein, la neige disparaît peu à peu des surfaces cultivées, on se croirait au Printemps. Temps très curieux ! 



Retour en début d'après-midi à Saint-Jean de Tyrol et à Oberndorf. Coup d'oeil sur le Wilder Kaiser vers le nord.



et sur le Kitzbüheler Horn au Sud


A Oberndorf, déjeuner rapide, petit coup d'oeil sur la Konzert Platz. La musique dans ces pays est érigée comme un mode de vie. Et là pas question de trouver des harmonies comme on peut en voir en France (tenues souvent miteuses et sans aucune discipline ...). Là c'est ce sont des uniformes traditionnels rutilants. On ressent une fierté naturelle. Je ne parle pas de la musique. Je suis incompétent dans ce domaine mais tout cela a beaucoup d'allure.


Le saint protecteur est bien à son poste



Et l'église trône majestueuse

 


J'ai assez de temps pour faite un saut à mi-pente de la Hohe Salve, me faire bronzer avec les rayons du soleil qui file vers l'Ouest.


Un petit coup d'oeil sur le Wilder Kaiser


Je pense l'avoir dit : l'Autriche c'est le pays des églises et des chapelles à toutes les croisées de chemins. On en trouve même en montagne, là où on ne s'y attend pas ...


Il est 17 heures, le marché de Noel de Kufstein bat son plein, enfin presque, surtout autour du Glühwein !

Même le dahu de service est présent !


Une chanteuse sympathique déballe sa chansonnette... en anglais. Bon on a gagné. Autant aller voir ailleurs.



Lui, le sculpteur sur bois, ne veut pas se laisser photographier. Il est peut-être recherché par la police ?


Les chaussures Stadler sont fabriquées à Kufstein... il n'y a pas que les Chinois pour imiter. ce modèle ressemble comme deux gouttes d'eau à celui, original, de Mephisto. Les mêmes que j'ai aux pieds !


Je descends l'Untererstadt Platz, l'occasion de faire un clin d'oeil à Maria Hilfe...


L'entrée d'Auracher Löchl, une ruelle mondialement connue, ou presque. Tous les Italiens ou les touristes en goguette se retrouvent là à croire qu'il n'y a que cela à retenir de Kufstein.


c'est vrai que c'est typique, mais enfin si c'est pour mastiquer une Schnitzel en entendant parler italien ou espagnol, je n'en vois pas l'intérêt !




On croise du Tracht exposé dans les vitrines.



On trouve même de la philosophie de comptoir !



mardi 7 décembre 2010

Passage de la frontière entre la République Tchèque et l'Autriche...

On devine au loin et sur la droite du cliché le château de Mikoulov, le poste frontière tchèque et de là où je prends la photo c'était le no man's land... c'est dire qu'il y a quelques années je ne me serai pas adonné à ce sport aussi sereinement !





Il y a cinq ans, presque jour pour jour, nous avions eu mon compagnon de mission et moi-même une agréable et inattendue conversation avec un monsieur viennois, propriétaite de ces vignes. Il connaissait très bien la France pour y avoir voyagé pendant sa jeunesse et c'était un admirateur de Napoléon !



Je m'y arrête à chaque fois que j'y passe en souvenir de ce moment improbable, de cet échange sous le soleil couchant.


dimanche 5 décembre 2010

Commémoration au Monument de la Paix


Comme prévu, le beau soleil de Samedi a laissé la place à un brouillard à couper au couteau (au sabre Briquet plutôt !), il faisait moins froid bien entendu, enfin tout est relatif... et pas de chute de neige. Cérémonie triste du fait du temps, du peu d'effectifs présents et d'un public que j'ai trouvé assez clairsemé. Sans trop m'avancer il y avait beaucoup plus de monde à Krenovice à l'occasion du combat de rues, essentiellement la population des environs et les enfants très présents, alors même qu'il neigeait en continu.

Pour se consoler de cette atmosphère je me suis rabattu sur mon sport favori, la photographie de belles "trognes", ce mot n'étant pas à prendre dans le sens péjoratif. Bien au contraire. Quelques visages nous font oublier le froid, la neige, ce plafond gris et cette cérémonie relativement brève.








S'il fallait retenir un symbole, voilà une branche bien chargée, nous ne sommes pas loin des fêtes de Noel !




Le monument n'est pas encore piétiné alors un petit coup d'oeil. Paradoxalement, je trouve qu'il se trouve là dans son élément, dans le bon contexte.




L'arrivée au bas du monument, il y a eu des courageux pour monter depuis le village de Prace... la ballade est agréable, mais un peu de soleil serait le bienvenu !



La mise en place des troupes



Le petit-fils de la Princesse Napoléon


Les soldats français... j'ai la faiblesse de penser qu'on est assez loin de la réalité même si les tableaux les représentent tels, à peu de choses près,  que nous les voyons. Il ne faut pas oublier que tout a été magnifié, ce qui ne signifie pas non plus que tout a été faussé. Loin de là. J'avoue ne pas trop apprécier les tenues trop rutilantes. N'oublions jamais ni les parcours effectués par ces troupes dans des conditions particulièrement difficiles, ni leurs condiitons d'existence au quotidien. Pour moi l'héroisme révélé par la bataille commence bien avant le 2 décembre.




Les Autrichiens sont bien présents






Mais au fait que sont devenus nos Chasseurs à cheval de la Garde et tous les généraux en belles tenues et même Napoléon ?


 




De belles têtes qui invitent à essayer de faire des photos correctes, même si le temps produit une lumière plate.





Les Autrichiens, qui sont souvent des tchèques, observent un instant de recueillement à leur monument. J'ai trouvé cette cérémonie dan sla cérémonie très digne.



Et lui ? On ne lui confierait pas un rôle ?




J'ajouterai quelques photos, mai il faut que je passe au crible mes différents répertoires !

Avant et après la bataille, les festivités de Slavkov

En marge des "activités de terrain" la ville de Slavkov u Brna organisait plusieurs événements autour du Château. Un marché de Noël, très bien achalandé, paraît-il supérieir à une celui d'une grande ville. Je veux bien le croire au regard du nombre de stands. On trouvait de tout : deslouches de toutes tailles, même pour des géants, des arbalètes pour amuser les enfants ou aller chasser le dahu (très répandu dans cette région).




De la nourriture, des saucisses, des saucisses et encore des saucisses... du jambon quand même !


Encore des saucisses...


Des reconstitueurs déambulaient en attendant la guerre de l'après-midi...


jouaient du tambour ....


ou se remettaient de quelques excès alcoolisés comme ce trio sympathique ressortissant d'un pays frontalier avec la France qui nous ont déballé quelques fadaises, démontrant ainsi que la bêtise n'avait pas de frontière. Il faut préciser que la République Tchèque est un pays où l'alcool coule à l'état naturel dans les caniveaux. Vous avez compris la raison pour laquelle nous, Français, nous nous aimons bien avec les Tchèques ? C'est une des raisons, l'autre étant les yeux bleus ou verts de la gente féminine ....


D'autres faisaient de l'ordre serré dans le parc du château




Ceux-là avaient pris le parti de faire de la couture sous le regard expert d'une jeune fille arbitre...




Le soir... pour se remettre du "moins vingt" du champ de bataille, les reconstitueurs ont fait le tour de la ville pour se réchauffer. Le thermomètre était plus clément puisqu'il ne faisait plus que - 16. Autant dire qu'il faisait presque chaud !






Vous avez vu les Autrichiens survivants de cette terrible bataille ? ...


Après le discours des autorités un feu d'artifice a été offert à l'assistance qui a oublié du coup qu'il ne faisait que - 18 ! 






samedi 4 décembre 2010

L'évidence même

C'est bien une évidence, expérience vécue !

Le dessin de Xavier Gorce.

Source : Le Monde.fr